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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 19:29

Il faut en connaitre les raisons

 

Les créatures dominées par l’envoûtement

Nourries par la lumière, souffraient, agonisaient

Connaissaient la faiblesse et l’indignité.

 

Leurs langues n’étaient pas La sienne

Soif inextinguible de l’énigme

Sur des lèvres chaudes haleine de  vie

 

Une céleste nourriture d’âme et de sang

Jamais ne Le rassasierait mieux

Que cette chair répandue !

 

Il leur fit d’amers reproches

Et justifia son appétit,

N’étant que mendiant sans royaume

 

Il lui fallait le repeupler ;

Elles devaient mourir pour cela

Il leur ordonnât de se sacrifier.

 

Colère mêlée d’angoisse

Elles ne voulurent consentir à leurs morts

Instinctive résistance.

 

Il déclencha le déluge

Sur leurs épaules sanglantes

Et la terre leur sera tombeaux !

 

Aucune fuite ne serait possible

Noé fit souvenir qu’il était son enfant

Il prétendit le droit à un berceau.

 

En bois résineux et en roseaux

Couverte de bitume

L’arche d’alliance fut scellée…

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Published by humanimalites
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commentaires

Hécate 15/05/2012 19:12


C'est..............................beau ! Bien dit  :)

humanimalites 16/05/2012 17:54







Hécate 15/05/2012 19:05


Les espérances défuntes ....Il faut que je prenne le deuil ,La BÊTE ?....

humanimalites 15/05/2012 19:10



Be uh !!! je parlais pour moi... La naissance est le seuil du deuil, en tout cas cela sonne beau !



aiolos 15/05/2012 15:54


Pour parler clairement et sans paraboles,


Nous sommes les pièces du jeu que joue le ciel ;


On s'amuse avec nous sur  l'échiquier de l'être,


Et puis nous retournons,un par un, dans la boîte du Néant.


O. Kayyâm

humanimalites 15/05/2012 18:49



Avons-nous seulement quitté le néant ? Pas sur…


Vraiment un très grand homme cet Omar, et quelle intemporalité…



telos 15/05/2012 08:14


un film d'horreur que tu nous contes.. non la vie comme "Il" l'interprète.


personne ne détient la vérité .il n'y en a pas.


ton encre m'emporte par sa qualité et je t'en remercie.


Télos, une vilaine créature.

humanimalites 15/05/2012 18:48



« Il » ou « ils » sont des îles pour se réfugier, rien de plus.



Hécate 13/05/2012 12:02


Chacun convoite le berceau de l'autre ,et ,ainsi en est-il de la Création tiute entière et les Créatures sont comme cet oiseau de feu et de foudre ,drainant l'ombre de sa bonté
défunte ,comme un remords le poursuivant ,mais la flamme toujours triomphe de la puissante ténébre  haletante ....


Sienne comme terre de Sienne ,Arche voguant ,berceau des malheurs où se bercent les inconscientes espérances !


"-Mon bel enfant  ,ne mets jamais


   tes doigts dans ces branchages-là  ! " (Alberti )

humanimalites 15/05/2012 18:47



Le berceau de branchage vogue


Sur les espérances défuntes



Anne Hecdoth 11/05/2012 08:20


Drôles d'oiseaux


Joli vacarme


C’est une écriture d’encre qui trace l’instant.


 


Levée ce jour sur la colline en brume


La végétation de rosée s’enrhume.


Elle écoute le mot silence comme une cacophonie de sons étouffés. Elle entend autour d’elle les oiseaux s’éveiller de mille couleurs. Le temps passe doucement et elle rêve d’étés printaniers.


Et dire que le vent soudain pousse la porte des jardins s’ouvre sur le ciel fleuri des prairies !


Le spectacle nu du cerisier en fleurs est une promesse d’abondance fruitée.


Une touffe de chiendent pourtant perturbe l’allée immaculée bordée de primevères.


Elle imagine les touches d’un Monet ponctuant son tableau par la tache orange d’une coccinelle, Dieu qu’elle est belle !


Toi tu es un homme discret, tu ne dis rien, tu viens


Comme un enfant rêveur jouant au cerf-volant.


La glycine en fleurs roucoule ses grappes argentées.


On croirait un ciel d’été dégoulinant en cascade bleutée.


Les chatons du saule éternuent de poussière dorée.


Où vas-tu ce soir ? Tu pars ?


Elle, elle va fermer les yeux. Elle a besoin de rêver, d’arrêter le temps.


Il ne faut pas tarder, la floraison est éphémère.


Arrêtons le temps, le temps d’un printemps.


C’est une écriture verdoyante comme l’encre brune.

La bête humaine 15/05/2012 18:46



La lune va clore son regard


Lever l’ancre de la nuit


Promesse d’un instant


 


Espérer l’oiseau


Qui annonce l’aube


Lançant son chant


Aux prémices du jour


 


Les larmes peuvent s’écouler


Sur les cendres d’un cœur


Incendié par les couleurs du temps.



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