Histoire revisité de l'Arche de Noé et autres peintures
Je l’habitais, immobile et comme abandonné
Dans une salle d’arme livrée à son dessein.
Sur le front, l’éblouissante fièvre de la bataille,
Le silence des intimes convictions,
Eternellement couchée, sur le parterre
Des audaces du destin.
Elle tombait depuis quelques instants
Dans le royaume de la flétrissure et de la souillure,
Tabernacle des âmes corrompues.
Terres nourricières du défi
Barrant l’horizon comme une mante religieuse
Dévorant l’infini.
Je suffoquais, gueule béante sur le néant.
La rage m’emplissait les poumons
D’un dernier souffle.