Éden du Printemps
Dans la lumière diffuse
Aussi pâle que les muses,
Les effigies changeantes
Dans la grâce, du printemps
D’une infinie douceur.
Dans le Refuge, sur un monde
En décombre, nous y danseront
Cette ronde du cosmos,
Geôle de l’esprit d’ossature.
Dédaigneux du paradis d’esclaves
Au fond des cœurs indéchiffrables,
Après un très long silence
Dans le ravin des instincts,
L’ascension du bonheur !
Les rêves s’illuminent,
La chair se cabre,
Le vide s’éveille,
Affamés
De connaissances nouvelles.
Sur toutes les rétines
L’abyssale reflet de l’obscurité,
Écueil éternel
Où enterrer les trésors.
Le Verger oscillant de la destinée,
Laisse la volupté
De la liberté indivisible du blasphème.
Tempête de comète,
Fugitive aurore.





