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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:51

" Il y a en moi, littérairement parlant,

deux bonshommes distincts :

un qui est épris de gueulades, de lyrisme,

de grands vols d’aigle, de toutes les sonorités

de la phrase et des sommets de l’idée ;

un autre qui fouille et creuse le vrai tant qu’il peut,

qui aime à accuser le petit fait aussi puissamment

que le grand, qui voudrait vous faire sentir

presque matériellement les choses qu’il reproduit ;

celui-là aime à rire et se plaît

dans les animalités de l’homme."

 

Gustave Flaubert

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Published by humanimalites
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commentaires

zeherit 29/06/2011 15:37




Flaubert me laisse à chaque lecture un curieux sentiment dans le cœur car il met à vif mes propres contradictions, en ceci qu'il scrute toutes les petitesses, tous les mensonges, d'autant plus
médiocres qu'il les met en perspective avec les illusions de grandeur. Il n'y a point de rédemption possible mais un réveil chaque fois plus douloureux : le matin désenchanté succède aux
illusions de la Nuit, sans même se préoccuper des promesses de l'aube.


Et à une soûlerie sans ivresse succède une gueule de bois nauséeuse...


Mais peut-être, dans cette dissection de notre âme, cherche-t-il désespérément un motif d'espérer ?


En tout cas, les lignes consacrées à madame Arnoux sont parmi les plus sensibles, les plus belles que puisse écrire un homme pour une femme aimée !


Bien à vous.


Bouvardement (et non moins pécuchétement) vôtre.


Z






humanimalites 30/06/2011 16:55



Flaubert, se plaisait à répéter que « la bêtise, c’est de vouloir conclure » il fustige le dogmatisme dans Bouvard et Pécuchet. L’échec
intellectuel des deux copistes fait pendant à l’échec amoureux de Frédéric. Flaubert évite, de parer l’existence d’une cohérence et d’un héroïsme illusoires. L’amour de Frédéric pour
Mme Arnoux est typique. Épris, au point d’être incapable de vraiment aimer tout autre femme, il retarde indéfiniment le moment de la déclaration. Frédéric vit ainsi de promesses toujours
reconduites, de désirs en permanence frustrés. La jouissance ne réside pas dans l’acte, mais dans l’hypothèse future et improbable de sa réalisation. L’Éducation sentimentale peut apparaître comme un enchaînement de faits mesquins et stupides et comme un cruel démenti apporté aux idéaux. «Frédéric ne
comprenait rien à tant de rancune et de sottise».


Je trouve que cela peut correspondre un peu à mon histoire revisité de l’Arche.



oHécate 28/06/2011 21:30



Absorbé par " L'éducation sentimentale " ?....



hécate 18/06/2011 19:07



Eh! oui...pour cette scène où les lacets du corsets d'Emma  ont fait un effet très érotique ,si ma mémoire ne me trahit pas trop ...:)



humanimalites 18/06/2011 19:09



Ah, les corsets ! La bête en moi s’éveille…



hécate 18/06/2011 18:23



Bien...voilà qui m'instruit  !


J'ai lu " L'éducation sentimentale " ,que je préfère à "Madame Bovary " ...:)



humanimalites 18/06/2011 18:32



Gustave Flaubert fut jugés pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs » avec madame Bovary.



hécate 18/06/2011 18:14



Nous avançons...



humanimalites 18/06/2011 18:17



L'Éducation sentimentale est le fruit de trois essais que Flaubert avait écrits
dans sa jeunesse. Ainsi il produit une première Éducation sentimentale qui succédait à la rédaction de Novembre, et à une toute première ébauche de jeunesse intitulée
Mémoires d'un fou.



hécate 18/06/2011 18:06







humanimalites 18/06/2011 18:08







Hécate 17/06/2011 22:51



Kafka aimait lire Flaubert ....:)


                          "L'éducationsentimentale "...entre autre
 ...



humanimalites 18/06/2011 17:00



Un roman d'aprentissage, pour la memoire d'un fou.



immobile 15/06/2011 20:05



je me sens parfois multiple...


immobile ...mais multiple ....histoire de ne pas se figer dans ce monde où il faut parfois gueuler et parfois fouiller ....



humanimalites 18/06/2011 16:57



Hurler ! Voir à la verticale le soleil et la mort, libre issue innocente et archaïque, avoir pour seul ombre le déclin de
l’humanité.  Le vent même à perdu son innocence, pas une feuille ne bouge sans but.



josée 14/06/2011 13:50



Nous sommes tous des binomes.



humanimalites 18/06/2011 16:49



Ma binomies ? La joie, une nostalgie sans mélange…



Hécate 13/06/2011 19:13



La métamorphose serait-elle une manifestation du double ? ...Là ,c'est kafkaïen...



humanimalites 18/06/2011 16:46



Le double une monstrueuse anthropomorphisation de l’animal, ou une animalisation non moins monstrueuse de l’homme ? pour rester dans le
kafkaïen.



Hécate 13/06/2011 19:06



Le double est une constante chez beaucoup ,"William Wilson " chez Poë ,et chez Maupassant ,et d'autres que je n'ai plus en tête  ! Même avec trois têtes ,la confusion est là ...



La bête humaine 13/06/2011 19:09



Ben Kafka avec La Métamorphose. Pas bête hein ?



Hécate 13/06/2011 18:57



Déjà que ,Flaubert disait : Madame Bovary " c'est moi...



humanimalites 13/06/2011 19:00



Se sentait-il double? Un début de schizonphrénie...



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